Les cartes des voeux

Nous avons donc passé les vœux de Nicolas Sarkozy et de trois candidats à l’épreuve de logiciels d’analyse sémantique. Là, le président actuel (qui n’est pas officiellement candidat) s’avère moins proche de Marine Le Pen que cette dernière ne l’est de François Hollande. Le candidat du PS et celle du FN ont prononcé des vœux rédigés selon une trame semblable.

Tous deux privilégient la première personne du singulier et utilisent un dictionnaire plein d’optimisme. Tandis que Nicolas Sarkozy articule ce discours autour de la première personne du pluriel et d’un lexique pessimiste.

L’immigration a disparu chez Marine Le Pen

Dans les propos de Marine Le Pen, la France, les Français et les citoyens dominent, sans trop de surprise. Mais la thématique hautement symbolique de l’immigration a disparu. Par un habile changement de champ lexical, sa rhétorique sur le thème de l’étranger devient moins visible. Et le vocabulaire en la matière évolue au profit des termes “européens”, “protectionnisme” et “mondialisation”. Au cœur de ses vœux, l’”espoir”, la “vérité”, le “changement” et le “bonheur”, la notion de ré-industrialisation, les “solutions” et la “vérité”.

Son lexique accrédite l’idée qu’elle porterait à bout de bras les citoyens à qui elle s’adresse, qu’elle love au sein d’une brassée de mots et d’expressions positives. Sa posture de présidente des oubliés, amenée à l’occasion du précédent discours, s’affirme ici par un usage répété de descriptions de ces Français que Sarkozy délaisserait.

Quant à sa posture personnelle dans le discours, elle paraît maintenant endosser le costume de son père. Notamment en réutilisant la première personne du singulier, abandonnée lors de son discours du 11 décembre dernier. Le “je” revient en force avec 35% des pronoms qu’elle emploie.

Avec le « je » d’Hollande

Contre toute attente, le candidat socialiste a prononcé le discours le plus proche de Marine Le Pen – au regard des outils d’analyse de leur lexique. En premier lieu, avec sa façon d’employer la première personne. François Hollande comptabilise un pourcentage de première personne du singulier dépassant les 50%. De quoi faire frémir Marine Le Pen, au “je” habituellement plutôt facile.

Ses sujets et ses expressions sont surtout proches de celles de Marine Le Pen. Le vocabulaire positif qu’il adresse aux Français fleure bon l’espoir et la confiance : « changement », « redressement », « nouveau », « confiance », « égalité »

Sarkozy, l’économiste désabusé

Dans la continuité des discours de ces derniers mois, le président consacre une partie importante de ses vœux aux difficultés financières : « crise », « économie », « confiance », « finance », « marché », « compétitivité », « croissance » et « achat » pour ne citer que ces termes. Parmi eux, les seuls dénominateurs communs avec les discours des trois prétendants que nous avons choisis d’analyser : « crise » et « confiance ».

Mais son ton se différencie nettement de celui des autres candidats dont les expressions sont plus positives que les siennes : « grave », « gravité », « épreuves », « conséquences », « difficile » ponctuent ce discours de vœux prononcé le 31 décembre. Casquette de président ou casquette de candidat, ses propos sont ceux qui s’appuient le plus sur un lexique anxiogène.

Concernant les pronoms utilisés, il modère son utilisation excessive du « je » pour d’abord offrir à ses auditeurs et spectateurs une majorité de « nous » et de « vous ». Le collectif prime sur l’individuel, le différenciant là encore de Marine Le Pen et de François Hollande.

Mélenchon cherche

Le 4 janvier, depuis le siège de campagne du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon insiste dans ses vœux sur sa position fédératrice au sein de la gauche. Comme en témoigne la carte suivante.

Si l’analyse des mots qui ressortent comme « non », « traité », « pouvoir », « peuple », renvoie au vocabulaire classique de Mélenchon qui s’appuie sur le « Non » au traité constitutionnel européen de 2005 pour construire son argumentaire électoral, d’autres thèmes comme « l’écologie », « l’Europe » ou « monde » peuvent paraître moins fréquent. D’autres notions comme « plus », « seul », « grand » traduisent l’usage d’un vocable inhabituel pour un candidat qui se veut proche du « peuple ». Il compense cet effet par un emploi répété du pronom pluriel « tous » pour affirmer une dimension collective dans son discours.

Dans les pronoms les plus utilisés, il emploie bien plus le “il” que les autres pronoms pour désigner Nicolas Sarkozy. Contrairement aux autres candidats, il est également le seul à se servir de tous les pronoms de la langue française.

Des quatre candidats, Jean-Luc Mélenchon est celui qui cherche le plus son électorat et parle de tous et à tous. Alors que les trois autres paraissent connaître la population cible de leurs propos. Sans l’assurance toutefois d’être entendu.

Illustration Flickr Dalbera [CC BY]

Le désastre prévu d’Areva

Le plan d’action stratégique d’Areva, aux allures de plan de rigueur, a été présenté hier devant le Conseil de surveillance du groupe avant d’être dévoilé ce matin en conférence de presse[PDF]. Il officialise le désastre financier d’Areva, que nous avions décrit en révélant l’audit de Marc Goua et la lettre de François Baroin adressée à Jean-Cyril Spinetta.

Paradoxe de cette crise, les mauvais résultats d’Areva s’expliquent pour une large partie par une application au pied de la lettre des recommandations figurant dans un rapport confidentiel défense de 80 pages de juin 2010, sur l’avenir de la filière nucléaire, rédigé par François Roussely et dont une brève synthèse avait été rendue publique. L’exercice consistait surtout à placer EDF au sommet du nucléaire français. Or, ce nouveau plan d’action stratégique, rendu public ce matin, ne propose rien de moins que de continuer à suivre les préconisations de ce document classifié.

Ces derniers jours, nous avons retrouvé et contacté les différents membres de l’équipe de François Roussely (( y compris François Roussely )) et les acteurs ayant gravité – de près – autour de cette mission secrète. Soucieux de ne pas être cités, ils nous ont néanmoins permis de comprendre les manœuvres à l’origine de ce grand mécano industriel, et leurs grosses conséquences financières.

EDF à la tête

Quatre mois de travaux auront été nécessaires aux huit émissaires réunis autour de François Roussely, l’ancien président d’EDF et vice président du Crédit Suisse Europe. Un peu moins d’une centaine de pages recommandent fortement de mettre EDF à la tête de l’équipe de France du nucléaire, au détriment de son principal prestataire Areva. Mais le rapport n’est pas né du hasard.

En juin 2009, le groupe multiplie les décisions surprenantes. Il décide de vendre une de ses branches les plus rentables (Areva Transmission et Distribution), de céder des participations dans Eramet et STMicroélectronics et d’ouvrir le capital à hauteur de 15 %. Trois mois plus tard, Nicolas Sarkozy demande à François Roussely de lui préparer un rapport sur la filière nucléaire, pour le début de l’année 2010. Et Pierre Gadonneix n’étant pas farouchement attaché au projet de fusion Alstom/Areva souhaité par Bouygues, Nicolas Sarkozy ne le reconduit pas à la tête d’EDF et nomme Henri Proglio. Un proche de ces tractations précise :

Le grand ami de Roussely [Henri Proglio, NDLR] se posait déjà en leader de l’équipe de France du nucléaire et préconisait une ouverture de capital d’Areva NP. Il n’était même pas encore officiellement chef qu’il voulait déjà diriger la filière.

La composition de l’équipe du rapport aurait de quoi attiser la curiosité. Mais le discours sur la constitution du groupe est bien rodé. « La constitution a été réfléchie, pensée, pour que différents acteurs se retrouvent ensemble pour réfléchir sur la filière et les choses à améliorer. En toute indépendance », martèle un proche.

On pourrait y voir un agencement préparé spécialement pour le sujet “filière nucléaire”. De composition neutre. Autour de l’ancien président d’EDF, François Roussely, parmi les huit penseurs « experts de haut niveau » pour reprendre les termes de Nicolas Sarkozy, trois appartiennent – ou appartenaient – à EDF et ceux qui n’appartiennent pas au même groupe avaient déjà travaillé ensemble.

Au premier rang, Cédric Lewandowski, l’ancien chef de cabinet de François Roussely. Le spécialiste de géopolitique a été attaché parlementaire d’Alain Richard puis chef adjoint de son cabinet au Ministère de la Défense. Où il rencontre François Roussely. Et ce dernier l’embarque avec lui lors de sa nomination à la tête d’EDF : il le nomme chef de son cabinet – de Président du groupe – en 1998. Quelques nominations plus tard, l’ancien assistant parlementaire est directeur de la Division Collectivités Territoriales d’EDF et à la tête de TIRU, branche d’incinération d’EDF.

Deux font partie d’Areva (ex-Cogema) (( absorbée par Areva, résultat de la fusion Framatome/Cogema )) dont Valérie Derouet aujourd’hui chez EADS. Qui a longtemps côtoyé dans le cadre de précédentes missions Philippe Delmas et … Cédric Lewandowski. En septembre 2007, les trois membres de la mission Roussely travaillaient déjà ensemble au sein du “groupe de travail sur les missions de réflexion sur le rapprochement des missions, des structures et des modes de financement des grandes institutions publiques en charge de la formation, de la recherche et de l’analyse des questions de sécurité et stratégiques. »

Contacté par OWNI, le président de Ph. D. Associates, Philippe Delmas, énarque, ancien vice-président d’Airbus (et bras droit de Noël Forgeard) et conseiller référendaire à la Cour des comptes, ”refuse de répondre et ne veut pas communiquer sur le sujet”.

Confidentiel défense

Les huit décideurs et Roussely ont classé le rapport confidentiel défense. Les 80 pages de recommandations, suite de deux visites à OL3 et Flammanville et d’auditions nombreuses, modifient l’organisation de la filière nucléaire en silence et en petit comité.

« Le rapport a été classée confidentiel défense de façon automatique. Parce qu’il mélange une approche nucléaire civil et une approche nucléaire militaire », explique un spécialiste, qui ne souhaite pas être cité.

Mais selon certaines sources, le danger en cas de diffusion du rapport « n’est pas vraiment grand […] et pas vraiment important, notamment parce qu’il sert juste à confirmer ce que tout le monde voit venir depuis longtemps ». Et selon le courrier de Nicolas Sarkozy à François Roussely, il s’agissait surtout d’une « étude approfondie sur l’avenir de l’énergie nucléaire civile ». Pour ça, Anne Lauvergeon, Gérard Mestrallet, Henri Proglio, les représentants des partis politiques, la majorité des syndicats concernés, les agences (ASN et CRIRAD), le CEA, les « grands » ministères, la DGA et les États majors ont été auditionnés. La plus belle part donnée à EDF, alors même que son arrivée tardive dans l’appel d’offres à Abu Dhabi pourrait être à l’origine d’une certaine frilosité des émirats.

Un proche du petit comité défend leur position commune :

EDF est celui qui a le plus de retours d’expérience, c’est le seul énergéticien dans ce cas là. Quand on veut exporter des projets et qu’on ne peut pas se tourner vers un responsable de consortium mais qu’il faut s’adresser à différents interlocuteurs, difficile de vendre des projets. Les pays en demande veulent des produits de plus petite puissance, contrairement aux EPR d’Areva.

C’est faire fi notamment des réacteurs en cours de développement tel l’ATMEA, de plus petite puissance, développée par Mitsubishi et Areva en co-entreprise. Simplement, il y avait, dans cette filière nucléaire française, « deux capitaines et il fallait bien qu’il n’y ait qu’un seul leader », confie un des émissaires de François Roussely. Entre Anne Lauvergeon, qui avait refusé un poste de ministre des Finances en 2007 – entre autres accrochages – et Henri Proglio, fraîchement arrivé chez EDF, proche de Nicolas Sarkozy et François Roussely, le choix a été fait : Anne Lauvergeon vue par ses détracteurs comme étant “quelqu’un qui en voulait trop et à la tête d’une boîte trop lourde » devait être mise à l’écart de la filière. Areva avec.

Luc Oursel, successeur d’Anne Lauvergeon, est arrivé pour redresser la barre. Le médaillé de la Légion d’honneur en décembre 2010 et proche de François Roussely depuis leur mission commune pour le cabinet de Pierre Joxe, ministre de la Défense, lance ses directives. Dans la droite ligne de la filialisation d’Areva et avec un champs quasi libre – hors convocation de François Baroin – pour appliquer les recommandations du rapport.


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Photos et illustrations Xray Delta One [cc-bync] ; Edans [cc-by] ; Nick Hensman [cc-byncnd]

Le sens caché des discours

L’utilisation de logiciels d’analyse lexicale sur les discours (( Les discours des candidats sont disponibles ici : Données par candidat ))des candidats à la présidentielle de 2007 met en évidence quelques surprises. Car l’analyse mathématique de leur langue, de leur parole au jour le jour, montre qu’ils abordent souvent des sujets éloignés des thématiques auxquelles leur personnalité publique est associée (( manquent à l’appel Arlette Laguillier, Frédérique Nihous et Philippe De Villiers dont les discours de candidature ne sont pas disponibles ou introuvable » )). À la veille de l’échéance de 2012, ce retour sur expérience devrait nous inviter à écouter avec distance les discours de la prochaine présidentielle.

Un peu comme si les règles du marketing politique gouvernant l’écriture des discours se trouvaient mises à nu. Confirmant l’impression que ces interventions – largement mises en scène dans les meetings – ne consistent pas à approfondir les thèmes que les candidats sont supposés incarner. Mais davantage, par de savants dosages, à séduire des électeurs qui ne se seraient jamais reconnus dans tel ou tel candidat.

Une gauche plus à droite

En traitant les discours avec un logiciel de text mining – technique statistique permettant d’automatiser le traitement de gros volumes de contenus texte, en isolant les tendances et les sujets évoqués par les candidats – trois des candidats à la présidentielle 2007 se détachent des autres. L’infographie ci-dessous (cliquez pour voir en grand format) répertorie visuellement les thématiques principales des orateurs. À l’image de leurs convictions, les discours sont plutôt représentatifs de leur vision politique du pays, à quelques exceptions près.

Pour Nicolas Sarkozy, les thématiques du travail, de l’école, des moyens, des enfants, de la République et de la morale sont majoritaires. Fidèle à sa vision du « travailler plus pour gagner plus » et de son idée d’une République méritocratique, son long discours aura eu tendance à noyer l’auditeur dans des valeurs républicaines, chères à l’hyper-président.

Malgré tout, le candidat du slogan « ensemble tout devient possible » est en lien avec celui qui s’est auto-proclamé candidat des maires de France, Gérard Schivardi. Notamment sur les questions concernant l’Europe et Maastricht et sur l’importance de l’école, et un peu plus à l’écart, l’importance des parents, de la démocratie et des droits. Schivardi se démarque par ailleurs sur le thème de l’égalité et… des amis. Contrairement à Jean-Marie Le Pen, opposé à Nicolas Sarkozy, dont les principales problématiques tournent autour de la nation, du peuple, de la victoire (notamment celle de Valmy cité quinze fois) et des Français.

Plus étonnant, la sécurité – ou l’insécurité – est une occurrence qui se retrouve souvent dans la bouche des candidats de l’extrêmegauche (Marie-Georges Buffet, José Bové et Olivier Besancenot). Et que Ségolène Royal utilise une dizaine de fois. La gauche abandonne ainsi certains de ses thèmes et intervient sur le sujet phare de l’ancien ministre de l’Intérieur.
Autre surprise de ce text-mining : en associant au sein de ce groupe « à gauche » différents mots, ressort « Ensemble tout devient possible » le slogan de l’UMP.

Diversité quantitative

Avec Tropes, autre logiciel d’analyse sémantique, le style du discours peut être défini et permet d’aborder le point de vue qualitatif de leur prose respective. D’abord le style diffère selon qui prononce son discours. Ensuite la répartition quantitative des noms, verbes et adjectifs n’est pas la même. La majorité des candidats de cette présidentielle-là a adopté un style argumentatif, défini par le logiciel, comme étant celui qui discute, compare ou critique. Les candidats étant majoritairement opposés à la droite en place, les critiques et la discussion sont la suite logique de leur argumentation.

Quand la narration prime dans le discours de Dominique Voynet, José Bové adopte lui un style descriptif et reste dans la position de constat. Quant à Nicolas Sarkozy, en position de force, il est le seul à user d’un discours énonciatif, soit “qui établit un rapport d’influence ou révèle un point de vue”.
Correspondant finalement à ce qu’il est possible d’observer en règle générale chez ces candidats ou au sein de leur parti.

Deux catégories de candidats se distinguent concernant l’utilisation des pronoms. Si Nicolas Sarkozy, Jean-Marie Le Pen et Ségolène Royal ont un langage plutôt centré sur le « Je » (à relativiser pour le cas de Ségolène Royal et Jean-Marie Le Pen qui couplent le Je et le Nous mais qui figurent tout de même juste derrière Nicolas Sarkozy), les autres sont plus modestes. Les premiers usant et abusant de la première personne du singulier. Je, donc.

Et ceux qui ont l’esprit d’équipe (José Bové, Dominique Voynet et François Bayrou) et s’expriment surtout avec la première personne du pluriel (Nous).

À noter que Dominique Voynet et José Bové n’utilisent que très peu la première personne du singulier.

Dans la catégorie nombre de mots : la palme d’or du candidat le plus prolixe est attribuée à l’actuel Président de la République, qui le 14 janvier 2007, Porte de Versailles, a tenu en haleine son auditoire avec 8 233 mots. Suivi de très loin par Ségolène Royal et son discours, prononcé trois jours après, qui comptabilise 4 045 mots. Soit la moitié. Sur la dernière marche du podium monte Jean-Marie Le Pen, qui le 20 septembre 2006 au moulin de Valmy, abreuve ses auditeurs de 3781 mots.

Viennent ensuite Gérard Schivardi, Dominique Voynet et François Bayrou avec respectivement 3 423, 2 289 et 1 812 mots. Quant à Olivier Besancenot et José Bové, leurs deux courts discours tiennent en 1 586 et 1 390 mots. Ou un cinquième et un sixième du discours de Nicolas Sarkozy.

Quand on veut, on peut

En triant le nombre de verbes par leur fréquence, être et avoir reviennent le plus souvent. Ensuite pour Olivier Besancenot et Gérard Schivardi, falloir et avoir remportent tous les suffrages. José Bové reste en marge avec être, vouloir et devoir dans son trio de tête.

Mais ce qui correspond le plus à ce que les candidats représentaient il y a cinq ans tient souvent en un seul verbe, le plus emblématique du personnage. Aussi, si le charismatique Jean-Marie Le Pen utilise sensiblement les mêmes verbes que ses concurrents de l’époque, son trait de caractère qui le différencie est incarné par… le verbe incarner.

De la même manière, Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal et Olivier Besancenot (Gérard Schivardi également) ont en commun la notion du vouloir/pouvoir, à rapprocher de la maxime « quand on veut on peut » et d’un idéal méritocratique. Le trio José Bové, Dominique Voynet et François Bayrou sont plutôt dans le « faire » que le falloir.

Le mot de la fin

Dans certains discours, à l’exception de ceux José Bové, Ségolène Royal et François Bayrou, le seul nom propre est prononcé est… Nicolas Sarkozy. Un indice pour déterminer quel sera le prochain Président de la République : chercher dans les discours de candidature de la présidentielle 2012 qui est cité le plus par chaque candidat.


Données qualitatives traitées par Birdie Sarominque avec le logiciel DTMVic5.2 développé par Ludovic Lebart, ancien directeur de recherche au CNRS. Pour la méthodologie, le tri des données a été effectué en sélectionnant les occurrences supérieures à 7 pour chaque mot.

Infographie réalisée par Marion Boucharlat.