Une semaine de liens #9

Une nouvelle semaine s’achève. Chargée et riche en informations – vivement la trêve des confiseurs. Au programme de cette semaine de liens, une étude sur le taux de pénétration de Twitter à travers le monde, un point sur la technique utilisée pour la séquence de Stromae au Grand Journal, un autre encore sur l’utilisation du terme tireur fou par les médias et autres intervenants et enfin une vidéo à voir sur la 4G et les opérateurs téléphoniques. Sans oublier une interview de Pierre Coffin, un nouveau blog sur Paris et une mise au point sur la bande dessinée sur la pêche en eaux profondes.

Point #Twitter

PeerReach pour Mashable vient de livrer une étude sur le taux de pénétration de Twitter dans le monde : nombre de personnes qui twittent au moins une fois par mois ramené à celui de la population connectée. Rappelons qu’un être humain sur cinq utilise un réseau social. Et grande surprise, c’est l’Arabie Saoudite qui se retrouve en première place avec un taux à 33%. Pour les États-Unis, ce taux est de 11%, derrière les Pays-Bas, la Grande Bretagne, L’Argentine et l’Indonésie entre autres. La France est à 4% et a du chemin à faire.

Point #Stromae

La prestation de Stromae au Grand Journal a déclenché une salve de partages sur Facebook et Twitter (peut-être ailleurs, certes) et 7sur7.be raconte comment dans La nouvelle édition le tournage a été raconté. Quatre heures de tournage et trois jours de montage ont permis à Stromae de se dédoubler. Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

 

La performance de Stromae n’est pas sans rappeler celle de Guillaume Gallienne dans « Les garçons et Guillaume à table », par ailleurs à voir.

Paris n’est pas toujours magique

Un nouveau né dans l’univers des blogs dédiés à la Capitale et à ses moyens de manger (pour cher), avec une ligne éditoriale inverse à celle de la plupart des autres sites : Paris est à chier dissèque les endroits où il ne faut pas aller. En termes de droits, risques, etc etc, on ne sait pas si l’auteur peut se retrouver en procès pour diffamation mais l’idée est assez bonne. Après tout, on encense les uns pourquoi pas descendre les autres ?

Point #tireurfou

La semaine dernière, un tireur qui a depuis été arrêté donc, s’en était pris à BFM puis à Libération et enfin s’était retrouvé devant le siège de la Société Générale à la Défense. Prise d’otage puis volatisé dans Paris, il a fait les couvertures de médias pendant au moins trois jours. Pascal Riché remet à plat et questionne la notion d’appellation « Tireur fou » avec notamment une remarque :

Si le type avait été arrêté, on ne parlerait pas de « tireur fou », mais simplement du « tireur de Libération ». Dans « tireur fou », il y a l’idée qu’il court dans les rues, qu’il tire au hasard et qu’il peut tuer n’importe qui. Vous par exemple, qui lisez ces deux mots. Ensuite, « tireur fou » laisse penser que le comportement de cet homme n’a pas de cause, n’a pas d’explication. Il est supposé blanc : est-ce pour cela qu’on ne lit jamais le mot « terroriste » (qui n’aurait pas été plus approprié) ? Le mot « fou » gomme tout contexte.

Point #minion

Pierre Coffin, l’homme qui a co-réalisé « Moi, moche et méchant », opus 1 et 2, et qui est à l’oeuvre pour sortir « Les minions », a accordé une interview à Télérama.

Cette popularité instantanée couronna un savant brainstorming. « Au départ, les Minions étaient des trolls, une armée de gros balèzes, raconte Pierre Coffin. Mais nous avons préféré nous éloigner de la ressemblance humaine. Nous sommes passés par tous les stades, jusqu’au crapaud jaunâtre à grosses lunettes. Finalement, j’ai pensé qu’il fallait se concentrer sur l’expression, les yeux et la bouche. Et c’est devenu ce bonhomme très simple, un peu à la japonaise. »

Point ONG-Bande dessinée

Vous n’avez pas pu passer à côté : Pénélope Bagieu illustrant les données de l’ONG Bloom sur la pêche en eaux profondes. Gros succès, la pétition associée à la bande dessinée de la blogueuse recueille aujourd’hui près de 600.000 signatures. Bon coup de pub pour le combat de Bloom. Et pourtant, quelque chose titille, quelque chose qui dirait : le partage des données d’une ONG – un lobby donc – doit être fait en toute conscience que ce sont des données partielles. Brutes, elles n’ont été vérifiées ni même contredites. Après, il ne s’agit pas d’un travail journalistique (vérification de chacun de faits et confrontation des propos des acteurs sur le sujet) mais n’empêche ça manque d’un logo de Bloom en haut et en bas de la bande dessinée. TerraEco s’est interrogé sur les différentes données de la BD. À découvrir.

La vidéo de la semaine

Sans conteste la vidéo de la semaine c’est celle de Complément d’enquête « Téléphones portables : l’envers du réseau » sur la 4G et la qualité des réseaux. Pas plus de teasing, elle est très instructive et commence à confirmer ce que beaucoup pensent.

Sur ce, bon dimanche soir !

Illustrations Flickr CC By-nc-sa par Garett Heath

 

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